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Paulinho: l’homme qui murmurait à l’oreille du point de péno

Accueilli avec une extrême tiédeur par l’afición lors du mercato, Paulinho n’en a pas moins réussi ses premiers pas en blaugrana. Si l’on est toujours en droit de se demander si son profil devait être prioritaire au niveau du recrutement, force est de constater que le Brésilien fait le boulot, notamment dans ce qui semble être sa grande spécialité, la projection dans la surface adverse.

De mémoire culé, rarement un transfert aura été aussi décrié, avant même que le joueur n’ait posé le moindre orteil sur la pelouse du Camp Nou. Lorsque Paulinho signe officiellement pour le Barça, tout est prétexte – plutôt justifié – à se prendre la tête à deux mains: le prix, le championnat de provenance, l’historique du bonhomme en Europe, et surtout les autres recrues potentielles «sacrifiées» au profit du Brésilien (pour être tout à fait honnête, je faisais partie des supporters dépités de voir la transaction se réaliser). Après deux mois de compétition, même si des doutes demeurent, Paulinho a prouvé ce qu’il pouvait apporter. Une contribution qui se matérialise essentiellement dans la surface de réparation adverse.

Etait-il le profil dont le Barça avait besoin?

Le Barça made in Ernesto Valverde est une entité vieille de deux mois désormais, encore en phase de construction. Mais dont certaines vérités se dégagent déjà. En premier lieu, et on pouvait déjà le déplorer avant puis pendant le mercato, l’effectif manque clairement de playmakers. Si Busquets se charge de la première passe vers l’avant, la création – notamment dans les 30 derniers mètres – repose quasi intégralement sur les épaules de Messi et Iniesta. C’est un peu court, et l’ajout de joueurs comme Coutinho et Seri, capables de créer pour les autres et de les faire jouer, aurait dû constituer une priorité dans la feuille de route du FCB cet été. Pour le moment, le Barça s’en sort très bien, mais il risque de
toucher ses limites lorsque la route va s’élever – ou quand Leo et/ou Andres vont rater quelques matches. Dans ce paysage, quid de Paulinho?

Le Paulista n’est clairement pas le jugón que l’on peut attendre dans la salle des machines barcelonaise. Son jeu de passe est assez minimaliste, sans grandes intentions de faire progresser le jeu vers l’avant, ni véritable finesse dans le jeu court et les combinaisons en triangle. Au final, ce n’est pas tant le profil de Paulo qui pose problème, mais plutôt l’addition de ce profil au reste de l’effectif en place. Avoir un joueur vertical et physique peut être fort à propos pour compléter une escouade de milieu de terrain composée, par exemple, de Busquets, Iniesta, Xavi, Fabregas et Thiago Alcantara. La cohérence saute nettement moins aux yeux lorsque l’on retrouve dans la plantilla Busquets, Iniesta, Gomes, Sergi Roberto, Rakitic, Arda Turan ou Rafinha. Pour en revenir au mercato, le transfert de Paulinho aurait pris tout son sens si Coutinho, Seri ou Verratti l’avaient accompagné, et que le club avait su se délester de certains de ses poids morts de l’entre-jeu.

Paulinho, un joueur « to box »

Au grand jeu d’affubler les joueurs d’étiquettes, à n’en pas douter José Paulo Bezerra MacielJúnior – oui oui, tout ça!! – se classe dans la catégorie des joueurs «box-to-box». Mais à y regarder de plus près, c’est surtout sa caractéristique «to box» qui prédomine, tant il se rend coupable de grands sprints pour venir pointer sa carcasse aux alentours du point de penalty adverse. Comme on peut s’en rendre compte sur la vidéo ci-dessous, compilée lors du match de Champions face à un Olympiakos il est vrai très conciliant, le n°15 s’est présenté sans relâche dans la surface grecque. Une présence dans la boîte qui est d’autant plus appréciable que le Barça de Valverdeutilise beaucoup les ailes, en débordement pour des centres qui nécessitent d’avoir des joueurs à la réception. L’an passé, l’attaque de Luis Enrique cherchait plus à combiner dans l’axe avec la MSN, et aurait moins eu besoin du «
joueur en plus» dans la zone de finition.

Sa présence libère Suarez

L’animation offensive actuelle du Barça d’Ernesto, avec un Messi plus ou moins proche de la surface adverse et des joueurs de couloir – Alba, Deulofeu…- qui ne rentrent pas systématiquement vers le but, peut avoir tendance à isoler Luis Suarez à la pointe de l’attaque. L’Uruguayen, à la lutte avec lui-même et la propreté de sa technique individuelle depuis le début de saison, semble aller (un peu) mieux depuis la seconde mi-temps face à l’Atlético. Son taux de conversion depuis reste perfectible, mais Luisito combine beaucoup mieux, en remise pour jouer des situations de «3ème homme». A ce titre, la présence assidue de Paulinho aux avant-postes ne peut être que bénéfique à l’attaquant charrúa. Elle permet de libérer Suarez de la contrainte de rester dans l’axe pour peser sur la défense centrale, et d’être un point de chute pour les centres qui pourraient arriver dans la surface. L’animation offensive de l’équipe a tout à gagner à pouvoir utiliser un Suarez qui décroche ou dézone, sans que le point de péno ne soit déserté. Lorsque le Pistolero occupe sa place naturelle dans la boîte, il profite également de Paulinho qui monopolise l’attention d’autres défenseurs, laissant au n°9 un peu plus de liberté. C’est notamment ce qui est arrivé au Wanda lors de l’égalisation de Luisito.

Rakitic-Paulinho, un fauteuil pour deux

Dans l’organisation actuelle du FCB, qui ressemble peu ou prou à un 4-4-2 à plat avec des joueurs excentrés au profil différent – Iniesta à gauche qui se comporte comme un interior, et un ailier véritable le long de la ligne à droite, l’axe du milieu de terrain est gardé par un vrai-faux double pivot. Évidemment immuable au sein de cette paire, Busquets reste l’élément le plus reculé, et a été accompagné fréquemment par Rakitic ou Paulinho. Le plus souvent par le Croate, qui compile un temps de jeu presque deux fois supérieur. Au regard des performances des deux joueurs, qui mérite de revêtir le maillot d’un titulaire?
A la construction du jeu, l’un comme l’autre proposent trop peu. Evidemment, Raki dispose d’une plus grande palette technique, mais il joue visiblement (et depuis un moment) avec le frein à main ou la peur de mal faire. Du coup, il n’apporte pas grand-chose de plus que des passes latérales et des orientations vers la ligne de touche, avec comme leitmotiv de ne pas perdre le ballon, au risque d’avoir un impact neutre sur le playmaking. Là où l’ancien Sévillan paraît exploiter 70% de son potentiel, Paulinho semble de son côté jouer plein pot son (plus rustre) bagage. Le Brésilien est visiblement habité d’une énorme confiance en lui, et d’une philosophie «je suis à un stade avancé de ma carrière, j’ai plus rien à perdre, j’y vais à 200%», ce qui tranche sensiblement du comportement des André Gomes ou Paco Alcacer qui jouent la trouille chevillée au bide depuis leur arrivée.
On l’aura compris, il ne faut pas attendre de Rakitic ni de Paulinho qu’ils prennent le jeu catalan à leur compte et en dictent le tempo. Alors, à devoir choisir, autant élire le joueur qui présente une caractéristique différente, en l’occurrence les projections dans la surface pour Paulinho. Sur les heatmaps ci-dessous des différents matches joués cette saison, on se rend compte que le Paulista, lorsqu’il joue évidemment, assure toujours une présence dans la surface, et ce même s’il a passé beaucoup moins de temps sur le pré que son concurrent.  Rakitic pointe aussi le bout de son tarin, plus que l’an dernier (sur consigne de Valverde ou parce qu’il voit que la concurrence est active dans le dépassement de fonction), mais quantitativement moins que Paulo.
[A noter, la heatmap représente les ballons touchés et ne prend donc pas en compte les appels dans la surface «dans le vide»]
Quel que soit le temps qu’il passe sur le terrain, Paulinho est constamment présent dans la surface adverse. Rakitic, s’il s’y projette plus que la saison passée, n’est pas aussi présent malgré un temps de jeu deux fois supérieur (images: fcbarcelona.com)

Paulinho, oui, mais et Sergi Roberto?

Au niveau défensif, pour le moment on n’a pas vu de grande différence entre les deux joueurs. Mis à part dans le jeu aérien, domaine que Paulinho domine plus qu’Ivan. Le Brésilien a beau eu perdre le duel sur le but encaissé face à l’Olympiakos, il aura certainement un meilleur impact sur les coups de pieds arrêtés défensifs, un secteur très déficient l’an passé (dans lequel Rakitic était souvent incriminable de peu aller au duel). Pour ce qui est de la production en attaque, Paulinho se distingue également par des chiffres plus conséquents (le plus pertinent est de comparer ces stats par 90 minutes jouées), comme le démontre le tableau ci-dessous.

Statistiques en Liga au 22/10. Iniesta ne domine que le classement des passes clés (passes donnant lieu à des frappes). Avec le temps de jeu le plus important, Rakitic se distingue sur les passes décisives (totales et estimées). Paulinho avec son faible total de minutes est de loin le plus dangereux devant le but. Il est leader du classement combiné xG+xA/90 min (images: fcbarcelona.com / données:understat.com)
Que l’on s’entende bien, même si Rakitic et Paulinho affichent de meilleures statistiques de contribution offensive aux buts marqués et aux passes décisives qu’Iniesta, nous prenons le Don comme titulaire. Tous. Les. Jours. Son impact sur le jeu est considérable, il est le seul milieu de terrain à prendre des risques et à oser des passes difficiles dans les 30 derniers mètres (d’où des chiffres de pourcentage de passes réussis plus bas que ses congénères). Même si on lui reproche régulièrement son manque d’attrait vers le but adverse, on persiste à penser que le Barça se porterait mieux s’il pouvait encadrer Busquets avec deux Iniesta, plutôt avec une pareja Iniesta-Rakitic ou Iniesta-Paulinho. En aparté, le meilleur combo ne serait-il pas d’aligner Sergi Roberto dans ce rôle de second pivot droit? Le canterano sait être vertical lui aussi (plutôt balle au pied), et prend certainement plus de risque dans son jeu de passes que la concurrence Brasilo-Croate. Il serait certainement, à défaut d’être le
jugonespéré, la meilleure synthèse entre les qualités de Rakitic et de Paulinho. La balle est dans le camp d’Ernesto.

Son meilleur rôle avec Messi en faux 9?

Lors de l’absence de Luis Suarez, l’axe de l’attaque avait été occupé par Leo Messi, en falso nueve dans un 4-3-3 on ne peut plus traditionnel du côté du Camp Nou. Ce système a entre autres le mérite d’être plus symétrique, avec deux véritables ailiers et Don Andres dans sa position préférentielle de relayeur. Ce positionnement de Messi, qui renvoie à l’époque Guardiola, permet lorsque D10S décroche pour organiser le jeu de libérer un espace à l’entrée de la surface de réparation, dans lequel peuvent (et doivent) plonger les extremos. Mais ce vide créé par la Pulga peut également bénéficier à un joueur lancé venu de l’arrière, et personne dans l’effectif actuel ne peut remplir ce rôle comme Paulinho, sorte d’attaquant qui surgit du milieu. Toute proportion gardée dans la fluidité du jeu et la qualité intrinsèque des joueurs en question, cette
configuration rappelle la Dream Team de Cruyff, qui s’articulait autour de Laudrup en 9 et demi axial, qui décrochait pour laisser plonger dans son dos Stoichkov et Beguiristain depuis les ailes. Mais aussi Bakero qui avait l’habitude de piquer au point de penalty pour finir les actions. Encore une fois, loin de nous l’idée de comparer la qualité «ballon» de Paulinho avec le chevelu Basque, mais le Brésilien est certainement le milieu de terrain le plus attiré par le but que le Barça ait connu depuis Bakero.
Dans un 4-3-3 avec Messi en faux 9, le Barça trouve un cadre très propice à Paulinho et sa verticalité vers la surface adverse. Une accointance avec le point de péno qui rappelle Bakero, milieu de terrain de la Dream Team de Cruyff lui aussi spécialiste des projections dans le dos de sonfalso nueve (images sharemytactics.com).

Conclusion

S’il ne possède pas le bagage de pelotero dont le Barça a besoin, le profil Paulinho garde un intérêt certain dans l’effectif, par la verticalité de son jeu et sa présence dans la surface adverse (ce serait d’autant plus cohérent si le FCB avait recruté Coutinho et Seri). Dans son match avec Rakitic pour une place dans le onze, il a notre préférence pour sa volonté d’aller soutenir son attaque. Mais on aimerait bien voir ce que donnerait Sergi Roberto à ce poste.
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Photo: Xavier Bonilla/NurPhoto/AFP

A propos de l'auteur

Julien Llop
Julien Llop

Amateur du Barça, de Guardiola, de stats et de tactique. Titulaire sur Blograna.fr depuis 2011

8 Comments

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  • Enfin, je l’attendais cette fiche technique sur Paulinho. C’est de tels articles qui vous différencient des autres et qui font de nous vos fidèles lecteurs. Felicitations, LeBlogduBarça.

  • Vraiment fantastique résumé sur Paulinho, j’avais déjà dis de donner du temps de jeux à cet aggresseur habile car avec plus de confiance de son coach et ses coéquipiers il sera monstrueux donc à Valverde de lui accorder de ce qu’il a besoin et soyons spectateurs après or s’il était nul son coach national ne l’aurait pas pris en équipe . J’admire Julien Llop car il éclaire toute chose sans complexe merci pour ton amour pour ce prestigieux club dont nous sommes fous,

  • J’aimerais bien que les dirigeants achètent sans hésitation Coutinho et ne nous racontent pas des blagues comme la dernière fois nous voyons la volonté du coach et les limites de notre banc alors ils doivent agir car le joueur a déjà choisi son club de coeur qui est le nôtre mais les Qataris sont prêts à lui offrir un pont d’or si nos messieurs ne bougent pas donc interdit d’hésiter cette fois il doit être au Camp Nou cet hiver pour assurer la liga et copa del rey. J’ai regardé la remise du prix de Best et les moqueries de Ronaldo devant Messi donc ça m’a vraiment touché car Ronaldo ne s’est pas envolé de ses propres ailes mais celles des ses coéquipiers, de son bon coaching et de sa belle et intelligente direction. En deux faux pas de notre direction Perez a intelligemment fait profiter Ronaldo pour rattraper Messi sur la scène internationale c’est qui est dommage pour nous et Messi car il a été impuissant devant les vanteries de Ronaldo et tous celles-ci sont dues à cause de Bartomeu. Je conclurais à ce que les bêtises de recrutements soient mis de côté cet hiver et que les Dembeles ainsi que autres jeunes du club soient porteurs du drapeau. Je n’aime pas voir la victoire du Réal aussi bien que leurs joueurs dépasser les nôtres.

  • Très bel article sur le Paulinho et le milieu de terrain blaugrana. Comme cela a été très bien expliqué, l’effectif manque de playmakers, habiles balle au pied, capable de faire des différences dans les 30 derniers mètres adverse, ce qui correspond parfaitement au profil de certains joueurs du Real comme Isco ou Modric. Il nous faut un joueur supplémentaire qui apporte plus de verticalité au jeu car multiplier les passes latérales ne sert à rien surtout si l’équipe se retrouve pressée, harcelée par l’adversaire. Lors de sa première saison disputée avec le Barça, Rakitic trouvait souvent les espaces entre les lignes adverses pour y glisser de bons ballons en profondeur, ce qui créait beaucoup plus de danger offensif. Mais depuis il est extrêmement timoré, et ne parlons même pas d’André Gomès. Aujourd’hui, seul Messi a cette tendance régulière de casser les lignes par ses passes en profondeur…

  • SVP cessez d’en vouloir aux socios et fans du barça qui n’ont pas accueilli le recrutement de Paolinhio avec satisfaction parce que nos attentes étaient du niveau de Verrati et Caoutinhio, etc. Des joueurs de classe que Bartomeu n’a pas cessé de promettre de les ramener au Barça, nous étions tous surpris de voir dépenser 45 M€ alors qu’on les aurait réservés à un joueur de grosse pointure et plus jeune par dessus le lot.
    Jouant avec infesta, Messi et Suarez est un luxe pour n’importe quel joueur, donc Paolinhio doit donner tout ce qu’il a dans l’estomac pour mériter ce privilège. Jusque là il a délivré 50% de ce qui l’attend le plus dur est à venir et on lui souhaite bonne chance, car le plus grand gagnant est notre équipe le BARÇA, VISCA BARÇA

  • Analyse très fine comme d’habitude, vraiment un régale à chaque fois. Comme l’éditeur de l’article j’me suis tjrs demandé pourquoi Rakitic continue d’être titulaire à ce poste de milieu alors que Sergi Roberto est sûrement meilleur que lui, il l’a d’ailleurs démontré contre Malaga avec pas moins de deux occasions nettes créées, alors qu’il venait de faire des chevauchées pendant toute la rencontre. Ivan n’a plus l’apport qu’il avait et il devient de plus en plus lent. Même si Roberto reste meilleur que Semedo offensivement il est encore mieux au milieu de terrain, sa vitesse et sa capacité de combiner avec les latéraux accélère le jeu et ses capacités de récupération soulagent énormément l’équipe.

  • Très très belle analyse même si je la trouve trop longue. Valverde gagnerait à titulariser Paulinho dans cette équipe. Lui au moins marque des buts, surtout en cette période où Luis Suarez semble connaître le fond, et Messi, une baisse de régime, notamment sur le plan physique, son plus grand défaut. Car si vous revoyez tous les matches importants que la Pulga a perdus avec l’Argentine depuis le Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, il présentait des signes de fatigue très évidents. Au point de ne pas être capable de mener une accélération à partir de la seconde mi-temps. C’est pourquoi, si le FC Barcelone veut avoir un avenir en Ligue des champions, il faudrait que le staff technique et la direction du club arrivent à convaincre Messi de se reposer quelques fois. Ronaldo qui est moins doué que lui , va remporter certainement son cinquième Ballon d’or en décembre 2017. Rien que parce qu’il aura marqué des buts importants pour son équipe en 2016-2017, alors que le meilleur sur l’ensemble de la saison passée, fut incontestablement Messi. Revenant à Paulinho, Rakitic n’a pas plus d’influence que lui dans l’entre-jeu. Le Croate est un joueur incomplet: Peu d’assurance dans les prises de balle, pas de jeu aérien, rôle défensif approximatif. Le Brésilien lui au moins, peut nous mettre des buts salvateurs.

    • Ronaldo moins doué que Messi, c’est un euphémisme quand on compare un type dont le jeu est mécanique, artificiel et improductif mais qui marque sur les caviars donnés par ses partenaires – Isco, Modric, Marcelo, Carvajal pour ne citer que ceux-là – et un autre mec qui transpire le foot et le génie à chaque fois qu’il touche le ballon ou presque et qui combine des qualités exceptionnelles de créateur, de meneur et de finisseur. La comparaison ne peut donc pas se faire mais la dimension marketing y est pour beaucoup dans les injustices répétées faites à Messi favorables à Ronaldo qui ne peut tenter d’accrocher Messi que sur les stats brutes, à savoir buts et passes décisives et encore là aussi Messi reste au-dessus…

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